Câest une question logique, surtout si vous ne souhaitez avoir quâune seule paire pour tout faire.
Mais le premier critĂšre ne devrait pas ĂȘtre : âest-ce que ce ski peut passer partout ?â Le premier critĂšre devrait ĂȘtre : âest-ce que ce ski facilite les mouvements dont jâai besoin pour progresser ?â
Voici les principes Ă utiliser pour faire ce choix :
- Un ski qui facilite les bons mouvements des pieds.
- Un ski adapté au type de neige que vous rencontrez le plus souvent.
- Un ski qui limite les contraintes inutiles sur les genoux et les ligaments.
Plus le ski est Ă©troit sous le pied, autour de 68 Ă 70 mm, plus il est facile de sâĂ©quilibrer sur les carres, de transfĂ©rer lâĂ©quilibre et de passer rapidement dâune carre Ă lâautre.
Ă lâinverse, plus le ski est large, plus les contraintes augmentent sur les genoux, surtout sur neige dense, dure ou glacĂ©e. La largeur crĂ©e un bras de levier dĂ©favorable : le ski cherche davantage Ă se remettre Ă plat, et vous devez compenser plus activement.
Essayez donc dâĂ©valuer honnĂȘtement sur quel type de neige vous skiez le plus souvent : neige dure, damĂ©e, regelĂ©e ? Ou neige fraĂźche, trafollĂ©e, bosses ?
Sur neige dure, ce qui représente souvent 70 à 80 % du temps pour la plupart des skieurs, un ski proche de 70 mm vous aide davantage pour votre efficacité technique et pour la santé de vos articulations.
Sur neige molle, un ski plus large peut offrir un léger confort. Mais il devient rapidement pénalisant dÚs que la neige se durcit ou se tasse.
En rĂ©sumĂ© : si vous skiez majoritairement sur piste, une paire de piste bien choisie reste gĂ©nĂ©ralement plus cohĂ©rente quâun ski âpolyvalentâ choisi par sĂ©curitĂ©. Le ski polyvalent peut avoir du sens comme deuxiĂšme paire ou si vos conditions rĂ©elles le justifient, mais pas comme raccourci pour masquer une technique encore en construction.